De hauts-fonctionnaires afghans bientôt formés par l'ENA
Gouvernance et renforcement de l’État de droit : premier programme de coopération à cinq ans

- La délégation française avec M. Nasrat, Secrétaire général de la Chambre basse afghane.
Les Présidents Karzaï et Sarkozy ont signé, le 27 janvier dernier, le Traité d’amitié et de coopération qui donnera sa pleine mesure à l’assistance offerte par la France à l’Afghanistan pour les vingt années à venir, un signe fort de l’engagement français en faveur de la reconstruction de l’État afghan.
Anticipant la mise en œuvre du premier programme de coopération à cinq ans qui permettra de concrétiser cet engagement, une délégation composée de représentants du ministère de l’Intérieur (l’ambassadeur Gilles-Henry Garault et le Colonel Philippe Rio) et de l’ENA (Max Brunner, directeur adjoint des relations internationales) s’est rendue à Kaboul, du 14 au 19 janvier. Les nombreuses rencontres et réunions de travail avec les partenaires afghans se sont révélées décisives s’agissant de deux projets majeurs de notre coopération en matière de gouvernance et de renforcement de l’État de droit (couverte par le Projet RSS). Cette mission marque ainsi le point de départ du programme de formation des vice-Gouverneurs des trente-quatre provinces afghanes, qui débutera par l’envoi en France d’une première promotion au cours de l’été 2012. L’assistance en matière de formation des cadres de l’administration afghane prend également un nouvel essor, avec le projet de partenariat entre l’ENA et l’Afghan Civil Service Institute, sous l’égide de l’ambassade de France. Cet accord de coopération, qui sera signé lors de la visite prochaine du directeur général de l’ACSI en France, permettra à la prestigieuse école française de former une partie des futurs hauts-fonctionnaires afghans, à Kaboul et Paris, et d’apporter son expertise dans le cadre de l’activité législative du gouvernement afghan en matière de statut de la fonction publique.
La France, premier pays à coopérer dans autant de domaines
La mission s’est achevée au Parlement par un long entretien de la délégation avec le président de l’Assemblée nationale afghane. Celui-ci, qui plaide pour que les engagements internationaux ne restent pas lettre morte, a chaleureusement accueilli l’annonce de ces projets portés par la France qui, a-t-il souligné, est le seul pays à coopérer dans un nombre aussi important de domaines, qu’il s’agisse de la coopération politique, scientifique, juridique ou encore culturelle.
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