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"Écrans d'hiver" : Festival du Film français en Lituanie

Lituanie | Vilnius - Kaunas (... toutes les villes) - du 20 janvier 2012 au 5 février 2012
Grandes et petites illusions sont au programme de la septième édition d’"Écrans d’hiver". Le Festival du Film français se tient à Vilnius ainsi que dans toute la Lituanie. Il présente dix films récents, et une double rétrospective de Jacques Tati et Pierre Etaix, lequel fera l’honneur de sa présence à Vilnius.

"Écrans d’hiver" 2012 : les films français à l’honneur

Le Festival "Écrans d’hiver" est organisé par l’Institut français de Lituanie. Pour la septième fois cette année, il détournera le public lituanien de son quotidien en lui faisant découvrir un cinéma français d’exception. "Écrans d’hiver" projettera les films les plus récents et les plus applaudis par la critique – de L’Apollonide, de Bertrand Bonello au Chat du Rabbin de Joann Sfar en passant par Après le sud de Jean-Jacques Jauffret – engendrés par des réalisateurs au regard neuf.

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Le réalisateur Thierry Jousse.

De plus, Thierry Jousse viendra présenter son second long métrage Je suis un no man’s land, dans lequel il joue les illusions entre fiction et réalité avec son acteur principal Philippe Katerine, chanteur dans la vie et dans le film.

Le burlesque : de Jacques Tati à Pierre Etaix

Dans la tradition du festival, le cinéma français classique sera aussi à l’affiche des écrans lituaniens. Deux rétrospectives seront présentées. Le public pourra ainsi découvrir deux réalisateurs français peu connus en Lituanie, mais non moins remarquables : le clown, affichiste et homme-orchestre Pierre Etaix, et le charmant Jacques Tati, acteur et réalisateur connu pour son style décalé.
-  Tati, inspiré par les films burlesques américains, raconte la France des Trente Glorieuses en six longs métrages, celle rurale de l’après-guerre, celle des congés payés, celle de la modernisation à tout va et de la mondialisation naissante. Grâce à un sens aigu de l’observation, il utilise le quotidien comme sujet comique, en montre l’absurdité. Le décalage est sa marque de fabrique.

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L’acteur Pierre Etaix.

- Pierre Etaix, quant à lui, est un des rares représentants français du cinéma burlesque, dans la droite ligne des américains Buster Keaton et Charlie Chaplin. Il fut "gagman" pour Jacques Tati, ce qui le lança sur la voie cinématographique dans les années 1960. Car avant d’être cinéaste et acteur, Pierre Etaix est graphiste, dessinateur, musicien, magicien, clown. Ses films, fondés sur un comique de l’absurde et une gestuelle réglée au millimètre, parlent un langage universel et intemporel. Les films de Pierre Etaix furent pourtant cachés au public pendant plus de vingt ans en raison d’un conflit juridique interminable. En 2010, ils ressortent enfin et retrouvent la place qui est la leur, dans une salle de cinéma, face au public.

Le court métrage à l’honneur

Le cinéma, c’est aussi la sphère des court métrages. Souvent un moyen de révéler de jeunes réalisateurs, le court métrage est avant tout un genre propre. Les plus grands cinéastes s’y sont attelés. Loin d’être un format au rabais, sa force est de nous faire entrer en un minimum de temps dans un univers captivant. Entre films "classiques" et films d’animation, un panorama éclectique de la création française récente a été concocté pour une soirée spéciale. On y croise entre autres le quotidien d’une garde barrière accompagnée de sa vache, un aperçu d’une société dirigée par les femmes, une révolution au sein d’une colocation parisienne, etc.

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Affiche du Festival "Écrans d’hiver".

Hommage à l’actrice russe Katerina Golubeva

"Écrans d’hiver" rendra également hommage à l’actrice russe Katerina Golubeva, décédée en 2011, en projetant le film J’ai pas sommeil de Claire Denis.

Née à Saint Petersbourg en 1966, Katerina Golubeva a commencé à jouer au milieu des années 1980 en Russie avant d’entamer une carrière internationale. Sarunas Bartas révéla l’icône vaporeuse et mélancolique qu’elle incarne aujourd’hui, dans des films tels que Trois jours (1991) et Few of us (1996). Le couple à l’écran et à la ville alimenta le feu du mythe. Si bien que Leos Carax fit appel aux deux pour jouer dans Pola X (1999). Fidèle au cinéma d’auteur, c’est dans J’ai pas sommeil (1994) que Katerina Golubeva partit à l’assaut du cinéma français, tout à coup plus vivante et plus énergique. Cette actrice rare a néanmoins tracé son sillon dans l’histoire du cinéma européen.

Article publié le : 17/01/2012

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