Thomas Henriot à l'Institut français d'Alexandrie
Diplômé de l’École des Beaux Arts de Besançon, Thomas Henriot dessine au sol plusieurs heures d’affilée sans interruption, en public, partout où ses pas le mènent à la rencontre des autres en terre étrangère, de la Chine au Brésil, de l’Inde à Cuba. Ses images peintes à l’encre sont l’aboutissement d’une performance chorégraphiée dans l’espace urbain, réalisée dans une concentration proche de la méditation.

- Exposition de Thomas Henriot à l’Institut français d’Egypte à Alexandrie.
« Objets choisis »
Invité en résidence par l’Institut français à Alexandrie, où il a passé un mois, l’artiste de la galerie INOX (Rio de Janeiro) et de la galerie Jean Greset (Besançon) rejoue cette expérience dans un environnement habité par les gestes de la prière. Du tapis de prière, son point de départ, il glisse à d’autres motifs proposés par la ville, qu’il investit à leur tour. A mi-chemin entre les objets trouvés et les morceaux choisis, les « objets choisis » (affiches, fleurs, cagettes) rencontrés de manière aléatoire sont le support d’un dialogue avec la ville dont ils sont aussi les symptômes et l’émanation.
« Le trait d’encre chinois sépare le ciel de la terre. Il lit, découvre l’univers, à l’aube.
L’horizon, série d’immeubles à tiroirs (du passé ?), montre le passage.
Le lieu sombre, opaque, où miroitent les objets : espoirs et songes.
S’asseoir dans la ville et y travailler des heures, des jours. Tourmenté.
Le sol, le tapis : l’objet enfin mu par les signes s’habille d’une nouvelle peau, devient le support de je ne sais quelle prière, incantation.
Offrandes, cérémonies mortuaires conjurent la platitude en silence, remontent peut-être aux essences.
Ramasser l’objet, l’emporter, le mettre en scène en secret ; mettre à jour les liens terribles qui l’unissent à ses complices, à ses doubles.
Duplicata fallacieux, le dessin convoque le réel pour l’offrir, pour le rendre. A la nuit ? »
Thomas Henriot
Lien utile :
Institut français à Alexandrie








