Hommage à une tribu de Papouasie à l'Institut français de Surabaya
Une tribu de Papouasie indonésienne (ou Irian Jaya) à Surabaya

- Frederikus Manakopearu de Mioko de la tribu Kamoro.
Les 24, 25 et 26 novembre 2011, dans tout le Centre culturel français de Surabaya (Cccl), la galerie d’art, la salle de conférence et le jardin, les Kamoro feront connaître au public de Surabaya leurs origines, leurs difficultés quotidiennes, leur culture et leurs espoirs.
Au cœur de sa mission éducative de centre culturel, le Cccl invite une tribu de Papouasie indonésienne pendant trois journées pleines de rencontres. Une expérience unique qui ne manquera pas d’intéresser non seulement le public scolaire et universitaire, mais également le grand public. L’Indonésie est un pays très vaste et très long, qui s’étend sur trois fuseaux horaires différents, et la Papouasie (ou Irian Jaya) est très peu connue de la majorité des Indonésiens. Il n’est pas facile de s’y rendre et il n’est pas facile d’en venir. En association avec l’entreprise PT. Freeport Indonesia, qui exploite les sous-sols de la partie orientale du pays, le Cccl a réussi l’exploit d’inviter une délégation Kamoro à participer à trois journées intenses de rencontres et d’animations.
La tribu Kamoro

- Percussionnistes de la tribu Kamoro.
Experts dans la sculpture du bois sur le modèle de leurs ancêtres, sept artistes Kamoro viennent présenter leur savoir-faire. Danses, chants, costumes et musiques traditionnels donneront lieu à un véritable festival de leur culture. Le Dr Kal Müller, aventurier américano-hongrois de soixante-huit ans et célèbre ethnologue et photographe, qui vit aux côtés des Kamoro depuis une vingtaine d’années, accompagne la délégation et proposera une série de débats autour de l’action engagée par son employeur, PT. Freeport Indonesia, entreprise américaine d’extraction minière, pour « restaurer la dignité perdue de ce peuple oublié ».
« Les Kamoro sont des gens pleins de compassion, pas des guerriers », dit le Docteur Kal Müller des Kamoro de Papaousie. Les Kamoro sont environ 18 000 membres dispersés dans une dizaine de tribus. Ils sont installés sur la côte sud de la Papouasie centrale, sur 300 km au bord de la mer d’Arafura.

- Kal Müller, ethnologue et photographe.
Vivant de la cueillette, de la pêche et des arts traditionnels tels que la sculpture du bois, ce peuple est encore méconnu d’une grande partie du reste de la population indonésienne, pour qui la Papouasie semble encore bien loin de l’identité culturelle nationale, alors que les diverses politiques d’intégration menées depuis l’indépendance du pays ont été des échecs.
Les accueillir était, pour le centre culturel français de Surabaya, une façon de (re)construire un pont entre la Papouasie et Java Est, une manière de rendre hommage au courage de tout un peuple qui lutte pour sa survie et sa reconnaissance.
Infos pratiques :
Centre culturel et de coopération linguistique / CCCL Surabaya ;
Exposition du 24 au 26 novembre, de 9h30 à 19h30 ;
Ouverture de l’exposition : jeudi 24 novembre 2011 à 18h30 suivie d’une conférence-débat à 19h30 ;
Au programme : conférences, débats, démonstration de sculptures, danses traditionnelles (tous les jours à 10h00 et 14h00).
Lien utile :
Centre culturel et de coopération linguistique / CCCL Surabaya
Pour aller plus loin :
Les Kamoro
Ces Kamoro qui ne paient pas de mine, article de Eric Buvelot dans la Gazette de Bali (novembre 2007)















