Coopération toujours plus dense entre le CNRS et le Québec
Parallèlement, dans le cadre d’accords plus ou moins formalisés, des laboratoires du CNRS et québécois travaillent sur des programmes communs et échangent des informations et des chercheurs. Cette coopération directe, entre chercheurs et laboratoires, constitue probablement "la face immergée de l’iceberg". L’importance de cette coopération est en effet difficile à évaluer en raison de son caractère souvent informel. Néanmoins, quelques chiffres fournis par le CNRS, permettent d’apprécier le volume de ces échanges :
Le Québec accueille chaque année près de 700 chercheurs du CNRS, pour des missions d’une durée moyenne de 15 jours.
Environ 40 chercheurs relevant du CNRS occupent des postes permanents au Québec.
Une centaine de doctorants et quelques 30 post-doctorants québécois travaillent dans des unités du CNRS. Ces nombres devraient prochainement augmenter du fait du développement des co-tutelles de thèse et des accords en cours de préparation sur les échanges de post-doctorants.
En 2009, on comptait 2120 co-publications associant la France et le Canada. La moitié de celles-ci avait le CNRS comme partenaire français. De plus, le Québec est le principal partenaire canadien du CNRS puisque 560 co-publications émanaient de la province francophone.
Le CNRS entretient cependant aussi des échanges soutenus avec d’autres provinces du Canada, notamment avec l’Ontario et la Colombie britannique.
La principale université partenaire du CNRS est l’Université McGill (université québécoise anglophone), avec 22% des publications, devant l’université de Montréal, l’université de Colombie britannique et l’université de Toronto.
Renforcer la structuration de la coopération
Le CNRS s’applique à renforcer la structuration de sa coopération avec le Canada. Au Québec où se trouve la plus grande partie des unités structurées du CNRS, on compte actuellement :
Dix Projets internationaux de coopération scientifique (PICS) (quinze pour l’ensemble du Canada) ;
Six GRDI (sept au Canada) ;
Trois Laboratoire International Associé (LIA) (pas d’autre au Canada) ;
trois Unités Mixtes Internationales (UMI) (sur un total de quatre au Canada).
Les trois UMI du Québec ont été crées très récemment et elles ont toutes été officiellement lancées en 2011.
Les Unités Mixtes Internationales (UMI)
L’UMI "Takuvik", qui associe l’INSU et l’université Laval renforce la coopération scientifique dans le domaine du développement durable des régions nordiques, dans le double contexte du réchauffement climatique et du changement accéléré observé dans ces régions. Grâce à l’université Laval, pilote du réseau d’excellence canadien ArcticNet, les chercheurs de l’UMI ont accès à l’ensemble du réseau arctique canadien ainsi qu’à celui du Centre d’études nordiques ;
L’UMI LN2 – "Nanotechnologies et nanosystèmes", qui associe le CNRS à l’université de Sherbrooke, a été lancée en juin 2011 ;
L’UMI "Centre de recherche en mathématiques" qui associe le CNRS, l’université de Montréal et d’autres partenaires, a été inaugurée le 4 octobre 2011. Fruit d’une collaboration de plus de trente ans entre mathématiciens français et québécois, cette UMI est la quatrième implantée au Canada et la troisième localisée au Québec. Elle est complémentaire de l’autre UMI franco-canadienne en mathématiques, CNRS-PIMS (Pacific Institute for the Mathematical Sciences), implantée à Vancouver.
Un doctorat honoris causa remis à Alain Fuchs et Claudine Schmidt Lainé
Le 2 octobre 2011, dans le cadre des "Entretiens Jacques Cartier" et en présence du premier ministre du Québec, l’université du Québec à Montréal a décerné un doctorat honoris causa au président du CNRS, Alain Fuchs. En cette année internationale de la chimie, l’université a voulu saluer son œuvre scientifique d’envergure internationale en chimie des matériaux solides et ses réussites en tant qu’administrateur de la recherche. À l’occasion de la même cérémonie, Claudine Schmidt Lainé, directrice de l’Institut des sciences de l’ingénierie et des systèmes (INSIS) a reçu un doctorat honoris causa de l’Institut national de la recherche scientifique.
"Rencontre du CNRS" : Enquête sur les origines de l’art

- "Enquête sur les origines de l’art", Randall White.
Le Consulat général de France à Québec a participé aux principales étapes de la mission du CNRS. Entre autres évènements, le lancement récent des "rencontres du CNRS" au Québec devrait offrir l’occasion de faire mieux connaître le CNRS à un large public et de justifier au moins deux visites par an du représentant régional du CNRS basé à Washington. La première "rencontre du CNRS", sur les origines de l’art, a été organisée en octobre 2011. Elle a été animée par Randall White, anthropologue à l’université de New-York et associé à une UMI du CNRS et a réuni trois cents personnes.
Enquête sur les origines de l’art, Randall White.
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