La définition des identités en Asie centrale
La Définition des identités analyse différents aspects de la construction identitaire dans plusieurs pays de la zone concernée : Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Turkménistan, mais aussi Iran, Afghanistan, Azerbaïdjan, principalement au cours des XXe et XXIe siècles.
Vingt chercheurs d’horizons divers
Si le terme "identité" a été largement galvaudé ces dernières années, la question identitaire revêt une acuité toute particulière sur le terrain centrasiatique. Sur quels éléments se sont construits et se construisent encore les identités collectives en Asie centrale ? Comment ces éléments se combinent-ils entre eux ? Quel rôle y joue l’État ? Quelle place est réservée aux minorités ? L’identité est-elle essentiellement liée à l’appartenance à un territoire ? Comment certains artefacts culturels sont-ils exploités pour aiguiser la conscience identitaire ?
À la recherche d’un équilibre entre les tenants de l’école soviétique, naguère adeptes d’une conception essentialiste de l’ethnos, et les chercheurs occidentaux, actuellement enclins à une position constructiviste, vingt chercheurs – occidentaux et centrasiatiques – tentent de répondre à ces questions, en démêlant les multiples composantes de l’identité et leur imbrication.
Identités multidimensionnelles
L’ensemble du volume permet de comprendre que, sans être des créations ex-nihilo totalement artificielles, les identités collectives centrasiatiques, toujours multidimensionnelles, ont été manipulées et se sont construites par des processus de simplification et de modélisation, consistant à gommer certaines différences pour en accentuer d’autres et à remplacer des structures complexes et enchevêtrées par des structures plus simples et plus lisibles, juxtaposées ou emboîtées.
Références : La Définition des identités, sous la direction de Carole Ferret et Arnaud Ruffier, Cahiers d’Asie centrale, n°19-20, décembre 2011, 514 p. (Parution - Institut français d’Études sur l’Asie centrale - Tachkent Ifeac)
Texte intégral en ligne sur revues.org
Volume disponible chez l’éditeur, Petra.
A propos de l’Institut français d’Études sur l’Asie centrale (IFEAC) :
Pour répondre à l’intérêt croissant des universitaires français et européens envers l’Asie centrale, l’ IFEAC a été créé en 1992 et a emménagé dans ses locaux actuels en 1995. Il est inscrit dans l’accord de coopération culturelle, scientifique et technique entre la France et l’Ouzbékistan. L’Ifeac constitue l’USR 3140 du CNRS.
À compter de 2000, l’Institut s’est doté de représentations dans les pays voisins afin de mieux assurer sa vocation régionale (au Kazakhstan à Almaty, au Kirgizistan à Bichkek, au Tadjikistan à Douchanbé). Les recherches menées dans le cadre de l’Institut relèvent des différents domaines des sciences humaines, histoire, ethnologie, littérature, linguistique, archéologie etc. La compétence géographique de l’Institut s’étend sur les cinq républiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan) et sur les régions voisines de même peuplement (Tatarstan, Bachkortostan, Nord de l’Afghanistan, Khorassan iranien, Xinjiang chinois).
Liens utiles :
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Les Instituts français de Recherche à l’étranger (IFRE)









