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Le secteur minier, pilier du Plan Nord

Québec - le 30 janvier 2012
Le Plan Nord va de l’avant, porté par les projets miniers qui continuent à se concrétiser et la confirmation de riches gisements en minéraux variés dans cette région. Le financement des infrastructures, pour lesquelles le gouvernement du Québec cherche la participation du privé, fait parallèlement l’objet de négociations. Quant aux besoins des compagnies minières en main d’œuvre formée, ils deviennent de plus en plus cruciaux.

Le Plan Nord

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Le secteur minier est le pilier central du Plan Nord. Celui-ci reposait initialement sur onze projets qui, moins d’un an après son lancement, sont au nombre de vingt. Si les mines et l’industrie du minerai de fer, poumon de la Côte Nord du Québec, font l’objet d’investissements importants visant à accroître la production, d’autres projets d’exploitation du fer sont sur le point de se concrétiser dans cette région. Le potentiel de ces gisements est relativement connu de l’industrie tandis que celui des autres minéraux, en apparence substantiel, ne l’est pas de façon aussi précise.

Pour accompagner le développement économique et surtout minier du Grand Nord, de nombreux services et équipements seront requis. Ceux-ci vont de l’aide juridique aux télécommunications en passant par le transport et la construction, sans oublier les aspects liés à l’environnement. Les industriels québécois estiment toutefois que le marché présente des difficultés, pas seulement d’ordre climatique.

Plusieurs projets font par ailleurs l’objet d’études et de négociations entre le gouvernement québécois et les entreprises privées. Il s’agit essentiellement du financement des infrastructures de transport. Le premier ministre Charest a rappelé que la participation financière du gouvernement était liée au développement de plusieurs projets dans un secteur, l’objectif étant de servir « le bien commun ». Parmi les facteurs influant dans les négociations, on peut citer d’une part, la vive critique de l’opposition qui accuse le gouvernement d’être top généreux à l’égard des secteurs miniers réclamant des infrastructures, d’autre part le fait que l’importance du gisement ne donne naissance à terme à une ville à proximité du site.

Besoins de main d’œuvre mais qualification et formation insuffisantes

Les mines du Québec ont d’importants besoins actuels et futurs en main d’œuvre. ArcelorMittal prévoit d’embaucher mille personnes à sa mine de fer de Fermont en 2012. A Raglan, la mine de nickel de Xstrata recherche huit-cent-soixante-quinze employés. Les projets aurifères d’Abitibi-Témiscamingue requièrent également de la main d’œuvre supplémentaire.

Les entreprises qui font face au défi de trouver des employés qualifiés se sont, pour certaines, lancées dans la formation pour obtenir la main d’œuvre adéquate. Si les ingénieurs sont recherchés, les mineurs d’expérience le sont aussi, tout autant que les conducteurs de camions de quatre cents tonnes utilisés dans les mines à ciel ouvert. Les salaires proposés sont très élevés. Dans certains cas, les entreprises sont contraintes d’abaisser leurs critères de sélection pour combler leurs besoins. Le manque de main d’œuvre formée n’est pas un cas spécifique au Plan Nord ; il se retrouve de façon chronique dans l’économie québécoise. Cette situation prévaut alors que le chômage se situe actuellement à 8,7% au Québec et que la province a perdu 69 500 emplois au cours du 4ème trimestre 2012.

Un autre phénomène est celui observé dans les régions du Québec qui rencontrent des difficultés du fait du déclin de l’activité économique sur laquelle elles s’appuient. C’est le cas de la Gaspésie, qui dépend de la pêche et de la forêt, et de la région de Thetford Mines qui s’est développée autour de l’amiante. Ces régions voient dans le Plan Nord un énorme risque pour la mutation économique qu’elles essaient de mettre en place avec plus ou moins de succès, du fait de l’exode de leur main d’œuvre attirée par les salaires du Nord. Sur le sujet, le premier ministre Charest a pris une position très ferme, indiquant qu’en période de crise, « un emploi était un emploi qu’il soit au nord ou au sud ».

Article publié le : 30/01/2012

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