Musique baroque et amitié franco-italienne

- Ugo Mazzoli, président de l’Alliance française de Vérone.
Amitié franco-italienne
La soirée a débuté avec un discours du président de l’Alliance française, Ugo Mazzoli, présentant les raisons spéciales qui donnent encore aujourd’hui de l’actualité à l’amitié entre Français et Italiens. Selon lui, le marché des langues actuel étant très compétitif, un investissement italien dans la diffusion et l’étude de la langue et la culture françaises est crucial.
Ugo Mazzoli a ensuite appelé au pupitre Françoise Salnicoff, ancienne présidente de l’Alliance française de Vérone, qui vient de recevoir la prestigieuse décoration de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques, pour son action dans la diffusion de la langue et la culture françaises en Italie,.

- Françoise Salnicoff, ancienne présidente de l’Alliance française de Vérone.
Juliette Ferdinand, collaboratrice et rédactrice de l’Alliance a présenté la carrière de Mme Salnicoff qui compte, entre autres, de nombreuses expériences d’enseignement et de formation des enseignants dans les universités de Brescia, de Trente et de Vérone. Françoise Salnicoff a ensuite remercié les amis et les invités en évoquant ses origines russes et son attachement profond à la langue française qu’elle doit surtout à l’influence exercée par son père. Son discours poétique et émouvant a touché le public qui l’a chaleureusement applaudie.
Musique baroque
Francesco Mazzoli, jouant sur un modèle Taskin 1769, sorti des mains du facteur italien de clavecins, Claudio Tuzzi en 1988, a ouvert le concert par un prélude de Jean Sébastien Bach, tiré de l’Actus Tragicus, Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit, pour passer ensuite au Prélude et Fugue en G mineur du même compositeur.

- Francesco Mazzoli au clavecin.
Un Italien, Pietro Domenico Paradisi, a inspiré la troisième pièce au programme, la Sonata Sesta, dont le deuxième mouvement, la Toccata, est connu du grand public italien par la célèbre colonne sonore de l’Intervallo Rai.
Un mouvement de passacaille a ensuite été joué, L’Amphibie, de François Couperin, très admirée par le public pour son ton solennel, voire hiératique. Jean-Philippe Rameau a reconduit le public aux fastes des danses et au plaisir des divertissements : rigaudon, double, musette et tambourin.
Il est revenu à Bach de clore cette soirée baroque, d’abord par les notes de la splendide Chaconne pour violon, transcrite pour clavecin par Francesco Mazzoli, "summum solennel de toute virtuosité instrumentale conçue, de l’avis de l’interprète, moins comme simple exhibition, que comme transfiguration sonore", et enfin par la mélodie touchante de la première pièce des Variations Goldberg, Aria, sans doute le testament philosophique le plus haut du grand organiste de Eisenach.
À la fin du concert, Joséphine Lionti, stagiaire auprès de l’Alliance française, elle-même musicienne (violoniste), a résumé en quelques mots certains aspects techniques à la base du jeu du clavecin. Elle a mentionné en détail les différences fondamentales par rapport au piano, qui ne doit absolument pas être considéré tel qu’un ancêtre du clavecin, celui-ci étant un instrument à part entière, héritier d’une histoire glorieuse, avec un présent à redécouvrir et un futur riche en promesses.
La soirée, dont l’élégance porte la signature des décorations Roche Bobois, a trouvé sa naturelle conclusion à la buvette du Palais où, grâce au soutien du mécène de la soirée, a été servi un riche buffet dînatoire pour l’échange des vœux de Joyeuses Fêtes.
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