Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès
Rencontre de haut niveau
Organisée par le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF), cette conférence a réuni les principaux acteurs de la lutte contre le sida, dont le ministère des Affaires étrangères et européennes, l’AFD, l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), Esther, l’Institut Pasteur, ONUSIDA et Unitaid. Rencontre de haut niveau, acteurs de terrain, décideurs et bailleurs ont été mobilisés en vue de donner un accès universel à la prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PTME) dans les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Pour que l’objectif de réduire de 90 % le nombre de nouvelles infections chez les enfants et de 50 % le nombre de décès

- Conférence UNICEF 2011 sur le VIH en Afrique (Photo : UNICEF France / Gil Fornet).
maternels liés au sida à l’horizon 2015 devienne réalité, cette lutte doit rester une priorité nationale pour les pays concernés. En effet, en l’absence de prévention et de traitements, jusqu’à 40 % des bébés nés de mères séropositives peuvent être infectés par le Virus. Lorsque ces moyens sont mis à la disposition des femmes et de leurs enfants, le risque de transmission peut être réduit à moins de 5 %.
Trop de femmes et d’enfants exclus des soins
L’Afrique de l’Ouest et du Centre reste particulièrement concernée, avec 25 % du nombre global de femmes enceintes et d’enfants infectés par le VIH. Sur fond de forte mortalité materno-infantile dans toute la région, la transmission du virus de la femme à son enfant y reste très élevée. Si le pourcentage de femmes enceintes séropositives bénéficiant d’un traitement antirétroviral a augmenté, passant de 4 % en 2005 à 23 % en 2009, ce pourcentage est encore trop faible car trop de femmes et d’enfants restent exclus de la PTME.
Selon les participants à la conférence, la PTME doit être intégrée aux soins de santé de la mère et de l’enfant pour être efficace. Le suivi périnatal des femmes enceintes doit être renforcé et doit intégrer systématiquement des services de dépistage du VIH et de conseil auprès des femmes, le dépistage précoce chez le nourrisson, et la mobilisation des pères autour du dépistage et de la prévention doit être encouragée. Par ailleurs, pour être développée à l’échelle nationale, l’approche doit être basée sur la décentralisation des services, le partage des tâches et l’amélioration de l’accompagnement au plus près des communautés les plus isolées et vulnérables.
Avec plus de ressources, l’Afrique de l’Ouest et du Centre est capable d’accélérer sa progression vers l’élimination de la transmission mère-enfant (ETME) et l’amélioration de la santé maternelle d’ici 2015.
L’action de l’AFD : l’attention portée sur les systèmes de santé et les services de lutte contre le VIH
L’aide bilatérale se doit d’être complémentaire et synergique en faisant jouer les effets de levier. Ainsi, l’AFD, pilier de la coopération française, met l’accent sur trois domaines à travers son réseau d’agences :
le soutien aux initiatives mondiales dans la lutte contre les maladies transmissibles et émergentes ;
le renforcement des capacités locales, en accord avec les politiques nationales, permettant une meilleure mise en œuvre des fonds multilatéraux ;
la coopération avec les acteurs de santé globale et les partenaires locaux privés et publics.
Le montant total des subventions octroyées en matière de lutte contre le VIH au cours des dix dernières années s’élève à près de 48,5 M€.









