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"Rodin, Bourdelle, Emo - Le Jeu de l'envers" en Slovénie

Slovénie | Ljubljana - du 12 décembre 2011 au 15 janvier 2012
L’exposition de photographies "Rodin/Bourdelle/Emo - Le Jeu de l’envers", accueillie dans la Galerija Fotografija de Ljubljana, vient de se terminer le 15 janvier 2012. Première étape de cette exposition itinérante destinée à voyager dans les Balkans pendant toute l’année 2012.

Une exposition itinérante : de la Slovénie à la Grèce

L’exposition de photographies "Le Jeu de l’envers" du photographe Eric Emo, réunit vingt photos de sculptures d’Auguste Rodin et vingt photographies de sculptures d’Antoine Bourdelle. Préparée avec le concours du musée Rodin à Paris et avec le soutien de l’Institut français, cette exposition itinérante nous mènera de la Slovénie à la Grèce, où elle sera accueillie au musée archéologique de Thessalonique au mois de mars. Avant de rejoindre Belgrade à l’été, et Vienne à l’automne, elle fera une étape de mi-parcours à Maribor, capitale européenne de la culture 2012, où elle sera présentée, en mai, dans l’ancien monastère Vetrinjski dvor, dans le cadre du mois français.

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"Sans Titre", d’Eric Emo (Photo : E. Emo).

Inauguration de l’exposition à la Galerija Fotografija

Accueillie à Ljubljana, dans la Galerija Fotografija, dirigée par Barbara Čeferin, l’exposition a été inaugurée le 12 décembre 2011, en présence de Nicole Michelangeli, ambassadrice de France en Slovénie, du photographe Eric Emo, et d’Hélène Pinet, chef du département des archives du musée Rodin. Lors de la conférence qu’elle a donné sur le thème "Rodin et la photographie" à l’occasion de ce vernissage, Hélène Pinet a rappelé que, dès 1880, Auguste Rodin avait compris tout l’intérêt de ce nouveau média non seulement pour diffuser son œuvre, mais aussi pour lui donner un supplément d’âme.

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"Sans titre", d’Eric Emo (Photo : Eric Emo).

De fait, l’exposition a intéressé tout autant les photographes que les sculpteurs locaux, qui ont été sensibles au traitement artistique apporté aux sculptures représentées. En effet, comme l’écrit Jean-Jacques Victor, directeur de l’Institut français de Slovénie et initiateur du projet, dans la préface du catalogue de l’exposition, « bien loin d’une certaine esthétique, qui utilise la photographie comme un reflet exact du monde, Eric Emo agit comme un démiurge ».

L’image omniprésente

Dans l’un des deux reportages de la télévision publique consacrés à l’exposition, Eric Emo, qui photographie les fonds des musées parisiens pour l’agence "La Parisienne de photographie", a pu longuement parler de son approche artistique. Et de conclure qu’en dépit des Cassandres qui prédisent la fin de la photographie à l’heure du « tout vidéo », l’image reste omniprésente.

Article publié le : 20/01/2012

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