Sylvie, une postière volontaire et solidaire...
Entretien réalisé par Souhila Aouak, volontaire chargée de communication au Maroc.
D’où venez-vous ?
J’ai intégré La Poste il y a un peu plus de deux ans en tant que chef de projet à l’Agence de Communication et d’Information du groupe La Poste en Midi-Pyrénées. J’ai eu la chance de pouvoir effectuer une mission de congés solidaires grâce à mon employeur, partenaire de France Volontaires.
Quel était votre parcours professionnel antérieur ?
J’ai toujours exercé le métier de communicante, animée par la volonté de travailler au sein de structures, collectivités ou entreprises, ayant des missions de service public : après de courtes missions chez Electricité de France, j’ai été chargée de communication au Conseil économique et social d’Ile-de-France puis directrice de la communication d’une mairie dans les Pyrénées-Atlantiques.
Quelles étaient vos attentes avant le départ ?
Je souhaitais mettre mes compétences et mon expérience en matière de communication institutionnelle à disposition de structures qui en étaient dépourvues. C’est pourquoi bien avant la destination, mon choix s’est porté sur une mission de renfort des outils de communication du GADEM (groupe antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et migrants), association marocaine basée à Rabat.
J’espérais de cette mission un échange d’expériences, de points de vue, de méthodes de travail. Je souhaitais apprendre des membres du GADEM autant qu’apporter des conseils et solutions pour accentuer la visibilité et asseoir la légitimité de l’association. La mission a en cela totalement correspondu à mes attentes et l’adaptation culturelle s’est faite sans aucune difficulté.
Quelle était le contenu de votre mission ?
Ma mission consistait au départ à renforcer les outils de communication du GADEM. Après un audit rapide, et avant même d’envisager la création de supports, nous avons d’abord établi ensemble un plan de communication visant à bien définir les objectifs de communication, les cibles prioritaires et les messages à diffuser, ainsi que les actions prioritaires à mettre en place. Parallèlement, l’association souhaitait vivement lancer son site internet. Nous avons donc mené les deux chantiers de front et en avons profité pour travailler sur l’identité visuelle du GADEM (logo, charte graphique…).
Qu’est ce qui a fonctionné / n’a pas fonctionné dans la mission ?
En partant quinze jours, je ne pensais pas pouvoir effectuer l’intégralité de ma mission. Et effectivement, nous n’avons pas mis en place les multiples guides et supports envisagés au départ. Cependant, l’analyse préalable effectuée par le GADEM et le travail en équipe m’ont permis de saisir très rapidement les enjeux de cette communication. Rapidement, nous avons mis en place un plan de communication global, très utile pour décider des supports à réaliser, et avons réfléchi à l’identité du GADEM. Nous avons également réussi à structurer un site internet alors que personne n’avait la compétence de développement web, et nous avons rédigé la grande majorité des contenus. Le site est aujourd’hui prêt à être lancé ! Pour moi, c’est une réussite !
Quel bilan faites-vous de cette expérience ?
Il est selon moi très positif. Cette expérience était enrichissante à plusieurs niveaux : mise en place d’un plan de communication dans un contexte politique et médiatique totalement différent de celui que nous connaissons en France, échanges interculturels avec les membres de l’association et d’autres volontaires, découverte de Rabat… Je continuerai, dans la mesure du possible, à apporter mon soutien au GADEM à distance sur ses problématiques de communication et je suis prête à repartir pour une nouvelle mission !









