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Tour d'horizon de la mobilité étudiante France-Québec

France - Québec - le 6 février 2012
Le Québec accueille plus de 90% des étudiants français au Canada. Leur nombre augmente au rythme d’environ 10% par an. Ils étaient 10 175 dans les universités québécoises à la rentrée 2010. A ces étudiants s’ajoutent environ 400 doctorants en cotutelle de thèse et 1100 post-doctorants français. Le nombre d’étudiants québécois en France, qui avait stagné depuis le début des années 2000, est de nouveau en légère croissance (+ 7% en 2011 avec 1167 étudiants), grâce notamment à une augmentation de 20% des étudiants québécois en échange universitaire. De plus, environ 400 doctorants québécois en cotutelle ont effectué des séjours dans des universités ou laboratoires français. Explications du phénomène.
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Au Canada, l’éducation est du domaine de compétence des Provinces. Le gouvernement fédéral n’a donc pas de politique de l’éducation. Il n’intervient que par le biais de subventions au bénéfice des universités.

Au Québec, il n’y a pas l’équivalent des grandes écoles françaises. Les universités dispensent la totalité des formations supérieures et exécutent la quasi-totalité de la recherche publique. A l’exception de quelques centres de recherches spécialisés, qui relèvent du gouvernement fédéral, il n’y a pas au Québec, de structure de recherche indépendante des universités.

Une coopération ancienne et diversifiée

La coopération universitaire entre la France et le Québec est ancienne, forte et très diversifiée. Elle a débuté au début des années 1960. L’entente entre le Québec et la France sur un programme d’échanges et de coopération dans le domaine de l’éducation, signée le 27 février 1965 lui a donné un cadre institutionnel formel et a fondé cette coopération sur des principes de parité et de réciprocité.

Dans les années 1960, 1970 et 1980, la France a largement contribué à renforcer les universités québécoises. D’importants programmes ont permis à des milliers d’instituteurs, d’enseignants du secteur technique et d’universitaires, français et québécois, d’effectuer des séjours de l’autre côté de l’Atlantique. Aujourd’hui, ces grands programmes de coopération n’existent plus, mais ils ont laissé une empreinte durable dans la mémoire de ceux qui en ont été les acteurs et ils ont façonné le cadre de la coopération universitaire actuelle.

Grâce aux ententes et accords conclus, les étudiants français et québécois bénéficient dans le pays d’accueil, pratiquement des mêmes droits et avantages que dans leur pays d’origine (protection sociale et droits de scolarité identiques). De plus, les étudiants français et québécois qui participent à des programmes d’échanges (ou mobilités encadrées) n’ont aucun droit de scolarité à payer dans l’université d’accueil. Ils payent leurs frais d’inscription uniquement dans leur université d’attache (dans leur pays d’origine).

Les étudiants québécois en France

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Les formalités de départ des étudiants québécois ont été considérablement simplifiées au cours de l’année 2011. Aujourd’hui, seuls les étudiants québécois qui s’inscrivent en 1ère ou 2ème année de licence ou qui entament leurs études dans des écoles d’architecture, sont reçus au service de Coopération et d’Action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France pour un entretien et pour compléter leur « Demande d’Admission Préalable (DAP) ».

Pour toutes les autres formations (écoles privées de mode, de cuisine, d’enseignement du Français langue étrangère, de commerce, etc.), les étudiants s’adressent directement aux établissements pour leur demande d’admission. Ils contactent le SCAC, lorsqu’ils sont admis dans un établissement, et avant leur demande de visa. Le SCAC étudie le dossier, reçoit si nécessaire l’étudiant en entretien et transmet son avis au service chargé de la délivrance des visas.

Pour les nombreux étudiants québécois qui vont en France dans le cadre de programmes d’échanges inter-universitaires, le passage au SCAC n’est plus obligatoire. Ces étudiants se présentent donc directement au consulat pour obtenir leur visa.

Les étudiants québécois se disent très attirés par la France. Ceux qui reviennent de séjour en France en gardent, en général, un très bon souvenir et estiment ce séjour très utile pour leur formation. Toutefois, selon de nombreux témoignages, aux yeux des étudiants québécois l’enseignement supérieur français souffre de plusieurs handicaps : la non-reconnaissance de formations acquises en France par les ordres professionnels québécois (ou canadiens), la difficulté de trouver un travail pendant leur séjour en France (80% des étudiants québécois travaillent pendant leurs études), le coût élevé des frais de scolarité dans les grandes écoles les plus prestigieuses et la difficulté de contact direct avec les enseignants. De façon générale aussi, ils estiment que le coût de la vie est très élevé en France (surtout à paris, en raison du coût du logement) et ils regrettent la complexité des procédures administratives pendant leur séjour en France.

Les étudiants français au Québec

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Les étudiants français qui souhaitent étudier au Québec doivent s’inscrire en ligne directement sur le site internet de l’université de leur choix. Presque toutes les universités québécoises disposent d’antenne permanente en France. Ces universités organisent des rencontres dans toutes les régions de France (métropole et Antilles). A titre d’exemple, actuellement, un site Étudier au Québec propose des informations, des rencontres d’information et des entretiens individuels aux étudiants français désireux de s’inscrire à l’automne 2012 (inscription à faire avant le 31 mars 2012).

Les universités québécoises sont très sélectives. Elles examinent les dossiers scolaires des étudiants français. Le niveau requis est variable suivant les universités et les domaines de formation choisis. Pratiquement toutes les filières exigent des moyennes supérieures à 12/20 pendant les deux dernières années de secondaire. Certaines filières, comme le droit et la santé, n’acceptent que des étudiants de niveau exceptionnel.

Les étudiants français bénéficient d’une couverture médicale et hospitalisation à 100% et d’une carte d’étudiant, quelque soit la durée de leur séjour. A titre de comparaison, en France, les québécois doivent compléter, à leur frais la garantie médicale de base, à laquelle ils ont droit, par une assurance médicale complémentaire (de l’ordre de deux cents à quatre cents euros par an). En outre, ceux qui font des séjours de six mois dans le cadre de l’accord jeune (visa 2b) ne disposent pas du statut d’étudiant et ne bénéficient donc pas des avantages qui y sont attachés (réduction des frais de transport par exemple).

Également sur LatitudeFrance :
- Retrouvez les actions en matière de coopération universitaire
- Retrouvez les actions du réseau culturel et de coopération au Québec

Liens utiles :
- Étudier au Québec - Consulat général de France à Québec
- Étudier en France - CampusFrance
- Étudier au Québec

Article publié le : 06/02/2012

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