Une Maison de la presse pour les médias guinéens
Le secteur des médias guinéens accusait un net retard par rapport à ses homologues africains ; le régime du Président Conté n’avait longtemps autorisé que la presse écrite privée. C’est seulement en 2006 que les ondes ont été libéralisées à leur tour.
Un secteur en plein essor
Aujourd’hui, le secteur de la presse privée se montre particulièrement dynamique. On compte une vingtaine de radios privées, dont certaines étendent leur audience jusqu’à l’intérieur du pays, une vingtaine de journaux écrits réguliers et presque autant de sites internet. Ces médias privés ont été impliqués et souvent malmenés lors de la crise politique aiguë qu’a connue la Guinée en 2009-2010.

- Contre les infortunes du chemin.
Aujourd’hui, l’ambassade de France marque sa volonté de soutenir fortement ces médias guinéens, tout particulièrement dans la couverture du processus électoral en cours, qui devrait conduire aux premières élections véritablement démocratiques du pays.
Lieu de rassemblement et d’échanges
La maison de la presse de Guinée se veut d’abord un lieu de rassemblement de la profession, par le biais des associations de médias de la société civile. Ces associations seront non seulement les principales utilisatrices de la Maison de la presse, mais aussi ses gestionnaires, par leur participation au conseil d’administration. La Maison de la presse offrira ainsi à ses membres la possibilité d’y installer leur siège.
Pour les entreprises de presse et les journalistes, les vastes locaux, situés en plein centre de Conakry, comprendront des salles de formation équipées, un accès à Internet, une médiathèque professionnelle, des salles de réunion, ainsi qu’une salle de conférences. Outre les assemblées générales des associations ou les conférences de presse, la Maison de la presse se fixe comme objectif d’organiser régulièrement des projections-débats, qui permettront aux journalistes guinéens d’échanger leurs expériences sur l’exercice de leur métier.

- Formation à la technique de l’interview, menée par RFI au Centre culturel franco-guinéen (avril 2009).
Une telle structure implique des coûts. L’ambassade de France appuie fortement son lancement, marquant ainsi sa décision d’accompagner cette jeune structure dans son développement à moyen terme. Mais la vocation de cet organisme est de parvenir à une part importante d’autofinancement. Ainsi est-il prévu d’instaurer des prestations de service, la location des espaces et de recourir à d’autres partenaires institutionnels pour le financement (bailleurs de fonds, opérateurs de formation).
Soutien à l’Institut de formation des journalistes
La Maison de la presse est l’une des composantes d’un projet du Fonds de solidarité prioritaire (FSP), comportant également un appui logistique et pédagogique à un institut de formation de journalistes, la mise en œuvre régulière de stages professionnels courts et le renforcement institutionnel des associations de presse, notamment par la création d’un fonds d’appui auquel elles pourront présenter des projets.

- Guinée, l’art de la cohabitation.
A noter que le paysage institutionnel des médias guinéens est actuellement en pleine mutation : la liberté de la presse a été inscrite dans la toute nouvelle Constitution. Une nouvelle loi sur la presse, dépénalisant les délits de presse, vient d’être votée et une Haute autorité de la communication, elle aussi instituée par cette Constitution, sera mise en place après les présidentielles de juin et juillet 2010.
Site utile :
http://www.ambafrance-gn.org/france...








